Vous vous demandez comment introduire les fameux allergènes dans l’alimentation de bébé ?
Attention aux anciennes recommandations qui disaient de retarder l’introduction des aliments à risque après 1 an voire encore plus tard ! Il est clairement établi désormais qu’il vaut mieux ne pas perdre de temps.
On les introduit comme tous les autres aliments dès l’âge de 4 à 6 mois dans le cadre d’une diversification la plus large possible !
=> Lesquels en prio ?
Principalement l’œuf, l’arachide, les fruits à coques & le poisson car ils font partie des aliments courants de la culture alimentaire française et sont responsables des allergies les plus fréquentes chez les enfants. Alors, on évite de trop tarder !
Pour le reste, posez-vous plutôt la question de vos habitudes alimentaires à la maison ! Pour en savoir plus sur les autres allergènes, rendez-vous sur l’article du Dr. Sabouraud. Aliments allergènes : lesquels introduire dès 4 à 6 mois ? 2023 (dalipo.co)
=> Mais alors c’est quoi la liste des 14 allergènes ?
La fameuse liste des 14 ADO (Allergènes à déclaration obligatoire) n’a rien à voir avec la diversification alimentaire ! Cette liste concerne les industriels de l’agro-alimentaire et a pour but de permettre au consommateur d’avoir une information claire sur la présence d’allergènes qui entrent souvent dans la composition des produits. Alors soyez rassurés, ce n’est pas obligatoire d’introduire TOUS les allergènes qui figurent sur la liste, prenez uniquement ceux que vous consommez habituellement à la maison !
Et à contrario, figurez-vous qu’il y a d’autres aliments qui peuvent causer des allergies de plus en plus fréquentes, et qui pourtant ne figurent pas sur cette liste ! On peut citer en premier lieu les allergènes émergents, comme par exemple les protéines du lait de chèvre ou de brebis, les pois ou encore les lentilles.
=> 3 points essentiels pour introduire les aliments à risque d’allergie :
• Le plus tôt possible par voie orale avec le début de la diversification alimentaire (à partir de 4/6 mois) et avant 1 an.
• La progressivité : en introduisant les aliments à risque un par un, on peut identifier le coupable en cas de réaction. Aussi, en commençant par de toutes petites quantités qu’on augmente petit à petit, on s’assure que c’est bien toléré et on limite le risque de réaction grave.
• La régularité : une fois qu’un aliment a été introduit, c’est important de continuer à en proposer régulièrement dans l’alimentation du bébé pendant toute l’enfance, idéalement 2 fois par semaine. Une longue période d’éviction d’un aliment du régime de l’enfant peut faire perdre la tolérance. C’est pour cette raison qu’il n’est pas recommandé d’introduire des aliments qui sont complètement absents de la culture du foyer. Il y a moins de risque que l’enfant s’y retrouve exposé indirectement, et cela crée un risque d’éviction important.